Violations des droits humains à Kalehe : Femmes leaders et société civile appellent à l’action nationale et internationale
- Association Katambayi Tshiminyi

- 24 févr.
- 4 min de lecture

Violations des droits humains à Kalehe : une urgence humanitaire et sécuritaire majeure
La situation des violations des droits humains à Kalehe suscite une inquiétude croissante au niveau national, régional et international. Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo, les femmes leaders et les organisations de la société civile intensifient leurs actions de plaidoyer afin d’alerter sur la gravité des atteintes aux droits fondamentaux des populations civiles.
L’engagement des acteurs locaux, en collaboration avec des partenaires comme ASBL KATAMBAYI TSHIMINYI ASSOCIATION, vise à renforcer la documentation des violations, la protection des victimes et la mobilisation des mécanismes internationaux de justice et de réparation.
COMMUNIQUÉ OFFICIELURGENCE HUMANITAIRE ET SÉCURITAIRE À KALEHE (SUD-KIVU) – APPEL À L’ATTENTION NATIONALE, RÉGIONALE ET INTERNATIONALE

Dans le cadre de mon engagement en tant que Femme Leader de Kalehe et Partenaire de l’ASBL KATAMBAYI TSHIMINYI ASSOCIATION (KTA), je souhaite porter à l’attention des autorités nationales, des missions diplomatiques accréditées en République démocratique du Congo, des institutions régionales africaines ainsi que des organisations internationales humanitaires et de défense des droits humains, la gravité exceptionnelle de la situation qui prévaut dans le territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu.
Depuis plus de douze mois, le territoire de Kalehe est confronté à une crise multidimensionnelle caractérisée notamment par :
Le blocus prolongé de la Route Nationale RN3, compromettant l’accès à la nourriture, aux soins médicaux et aux biens essentiels ;
Des violences graves, y compris des violences sexuelles utilisées comme méthode de terreur, affectant particulièrement les femmes et les jeunes filles ;
Des attaques armées répétées, entraînant pertes en vies humaines, déplacements forcés et destruction des moyens de subsistance.Ces faits doivent être analysés à la lumière des obligations découlant :
🔹 Du droit international humanitairedes Conventions de Genève et de leurs Protocoles additionnels, garantissant la protection des civils en période de conflit armé ;de l’interdiction d’utiliser la famine comme méthode de guerre ;du Statut de Rome, qui qualifie de crimes de guerre les attaques dirigées contre des civils et les violences sexuelles commises dans un contexte de conflit armé.
🔹 Du système universel des droits humainsdu Pacte international relatif aux droits civils et politiques, garantissant le droit à la vie et à la sécurité ;du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, protégeant notamment le droit à l’alimentation et à la santé.
🔹 Du système africain de protection des droits humainsLa Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, à laquelle la République démocratique du Congo est partie, garantit :
Le droit à la vie et à l’intégrité physique (Article 4) ;
Le respect de la dignité inhérente à la personne humaine et l’interdiction de tout traitement dégradant (Article 5) ;
Le droit à la santé (Article 16) ;Le droit au développement et à la sécurité des peuples (Article 22) ;
Le droit des peuples à la paix et à la sécurité (Article 23).
Les atteintes signalées à Kalehe soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect de ces engagements régionaux et internationaux.Je tiens également à souligner que mon action s’inscrit dans un partenariat structuré avec les femmes leaders de Kalehe, engagées dans la défense des droits humains, la médiation communautaire et l’assistance aux victimes.
À travers notre collaboration avec l’ASBL KATAMBAYI TSHIMINYI ASSOCIATION (KTA), nous contribuons à la documentation rigoureuse des faits et au plaidoyer pacifique en faveur d’une solution durable.
PARTICIPATION À LA CÉRÉMONIE DE CLÔTURE ET PUBLICATION DU RAPPORT
Dans la continuité de cet engagement, et conformément au communiqué du Ministère des Droits humains, la cérémonie de clôture de l’atelier relatif à la rédaction du rapport sur la situation des droits humains dans les villes de Goma, Bukavu et leurs environs se tiendra :
📅 Samedi 21 février 2026
🕙 À 10 heures
📍 Centre NgandaLa
publication officielle du rapport interviendra à cette occasion et constituera une base factuelle essentielle pour les mécanismes nationaux, régionaux et internationaux de protection des droits humains.
APPEL À LA MOBILISATION

Nous appelons respectueusement :
Les autorités nationales à renforcer les mécanismes de protection des populations civiles conformément aux engagements internationaux et régionaux ;
Les institutions africaines compétentes à assurer un suivi attentif de la situation ;
Les partenaires internationaux à soutenir les initiatives de prévention, de protection et de lutte contre l’impunité.
La situation de Kalehe requiert une mobilisation concertée, dans le strict respect du droit international humanitaire, du système universel et du système africain des droits humains.Nous demeurons disponibles pour tout échange constructif visant à contribuer à une solution durable, inclusive et respectueuse de la dignité humaine.
Fait à Kinshasa,Le 23 février 2026
Madame Miriam ASIFIWE NACHIRAFemme Leader de KalehePartenaire de l’ASBL KATAMBAYI TSHIMINYI ASSOCIATION (KTA)
Violations des droits humains à Kalehe : enjeux pour la justice et la protection des victimes
Les violations des droits humains à Kalehe mettent en lumière la nécessité urgente de renforcer les mécanismes de protection des civils, de lutte contre l’impunité et d’accompagnement des victimes. Le rôle des femmes leaders locales, notamment celui de Miriam ASIFIWE NACHIRA, illustre l’importance du leadership communautaire dans les processus de paix et de résilience.
La mobilisation nationale et internationale demeure essentielle pour garantir la sécurité des populations, soutenir les initiatives humanitaires et promouvoir une réponse durable fondée sur la justice, la dignité humaine et le respect du droit international.

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